Après une absence de près de dix ans, l’artiste tradi-moderne baoulé, N’Guess Bon Sens, signe son retour avec un nouveau single. Dans un entretien exclusif, il se confie sur les raisons de son silence et fait une déclaration définitive sur son rapport à la politique.
Le chanteur a révélé que son silence était dû à de graves problèmes de santé. Il a été victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC) qui l’a laissé paralysé pendant trois ans. Avec émotion, il confie que sa survie est une grâce divine : « N’eût été les prières des uns et des autres, je ne serais plus de ce monde ». Aujourd’hui, bien qu’il ne soit pas totalement guéri, il a retrouvé une mobilité qui lui permet de remonter sur scène. Malgré la fatigue physique, sa voix, elle, est restée intacte, promet-il à ses fans.
L’une des déclarations les plus fortes de l’artiste concerne son retrait de la scène politique. Ancien fervent musicien engagé, il a catégoriquement affirmé : « Plus jamais je ne parlerai de politique dans mes chansons. » Selon lui, la politique est un « jeu dangereux » qui lui a fait perdre de nombreux fans. Il regrette d’avoir mêlé son art à ce domaine et avoue avoir « plus perdu que gagné » en le faisant. Il prévoit même de s’excuser auprès de ses fans pour cette « erreur », marquant ainsi sa volonté de se consacrer uniquement à sa musique.
À 63 ans, N’Guess Bon Sens dresse un bilan « très positif » de sa carrière de plus de 30 ans. Il ne mesure pas son succès en biens matériels, mais en victoires personnelles : avoir voyagé en avion, visité des pays comme la France et les États-Unis, et avoir réalisé ce que ses aînés du village n’ont pu faire.
Il a également adressé un message aux jeunes artistes, les exhortant à l’humilité, au respect des aînés et au travail acharné. Il les a mis en garde contre les pièges du métier, comme l’hypocrisie et les conflits, et leur a conseillé d’être entourés de personnes honnêtes, une leçon qu’il a apprise à ses dépens.







































