Habitué à porter sa voix pour la paix et la démocratie sur le continent africain, la légende internationale du reggae, Alpha Blondy, est sorti de sa réserve avec une prise de parole tranchante. S’adressant directement aux régimes militaires des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) — le Mali, le Burkina Faso et le Niger —, l’artiste ivoirien a lancé un appel solennel à l’arrêt définitif des prises de pouvoir par la force.
C’est avec la franchise et la poigne qu’on lui connaît que la star mondiale de la musique a qualifié la récurrence des putschs militaires de facteur majeur d’instabilité pour l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest :
« Je voudrais dire à mes frères de l’AES, plus jamais d’autres coups d’État. Vos coups d’État déstabilisent toute la sous-région… ÇA SUFFIT COMME ÇA ! »
Pour l’interprète de Brigadier Sabari et Sweet Fanta Diallo, le recours aux armes pour s’emparer du pouvoir étatique ne saurait constituer une solution pérenne aux défis sécuritaires et socio-économiques auxquels font face les populations sahéliennes.
Cette prise de position d’une figure culturelle majeure d’Afrique de l’Ouest intervient dans un contexte de tensions diplomatiques et sécuritaires entre les pays de l’AES et les États membres de la CEDEAO.
En dénonçant l’onde de choc économique et sécuritaire que provoquent les ruptures constitutionnelles chez les voisins limitrophes, Alpha Blondy se fait l’écho d’une frange importante de la société civile et des acteurs économiques régionaux qui appellent au retour de la stabilité politique.
À travers ce cri du cœur, Alpha Blondy réaffirme son statut d’artiste engagé et d’ambassadeur de la paix. Reste à savoir si ce message ferme et direct sera entendu par les autorités militaires de Bamako, Ouagadougou et Niamey, à l’heure où les questions de gouvernance démocratique demeurent au centre de tous les débats en Afrique de l’Ouest.
Austin KOFFI
Source de base: Serge Pacôme Didi
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