Côte d’Ivoire : « Je suis dégouté », le cri du cœur de David Tayorault après le Prix National d’Excellence 2026

Amertume de David Tayorault après le Prix National d’Excellence 2026. L'icône de la musique ivoirienne exprime sa déception et son sentiment d'abandon en Côte d'Ivoire.

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La célébration du Prix National d’Excellence 2026 continue de susciter de vives réactions au sein de la classe artistique et culturelle ivoirienne. Au lendemain de la remise des distinctions par le chef de l’État, une voix majeure de la musique africaine est sortie du silence pour exprimer sa profonde amertume : celle du légendaire arrangeur et producteur David Tayorault.

Ancien membre emblématique du groupe Woya et véritable monument de la musique ivoirienne, David Tayorault n’a pas caché son désarroi face à ce qu’il perçoit comme un manque de reconnaissance institutionnelle dans son propre pays.

« Dans mon propre pays, je ne suis pas au bon endroit. J’ai consacré 40 années de ma vie à la musique ivoirienne. Mais… Je suis DÉ-GOU-TÉ. »

À travers ce message fort, l’artiste met en lumière le malaise persistant de plusieurs pionniers de la culture ivoirienne. Acteur incontournable du développement de genres musicaux majeurs (du Zoblazo au Coupé-Décalé en passant par le Zouglou), l’homme aux dizaines de tubes arrangés estime que les véritables bâtisseurs du patrimoine culturel restent trop souvent dans l’ombre des grands honneurs nationaux.

La sortie médiatique de David Tayorault remet au centre du débat public la question des critères d’attribution des distinctions nationales dans le secteur des arts et de la culture :

  • L’oubli des pionniers : Une partie de l’opinion publique soutient le producteur, rappelant que ses 40 ans d’impact méritent des hommages appuyés de la Nation.

  • Le cri d’une génération : Cette prise de parole reflète la frustration de nombreux artistes vétérans face aux choix des jurys officiels lors des grandes cérémonies d’État.

  • La valorisation des talents locaux : Le débat réorganise la réflexion sur la manière dont la Côte d’Ivoire doit honorer ses légendes vivantes de leur vivant.

Alors que les célébrations de l’Indépendance approchent, ce coup de gueule retentissant de « Tayo » rappelle avec force que l’excellence artistique est un travail de toute une vie qui demande respect et considération de la part de toute la Nation.

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