Un gendarme et ses chauffeurs en prison

Soupçonnés d’exploitation et de transport de produits forestiers sans autorisation, un élément de la gendarmerie et deux chauffeurs ont été incarcérés à Moramanga.

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Le principe de zéro tolérance appliqué au sens propre du mot. C’était le cas quand la Circonscription de l’Environnement et des forêts (CIREF) de Moramanga a enquêté un gendarme principal hors classe et ses deux chauffeurs, mardi 12 septembre. L’adjudant-chef travaillant à la Direction des quartiers généraux, auprès du commandement de la gendarmerie nationale, et les deux autres individus sont mouillés dans une affaire d’exploitation et de transport de produits forestiers sans autorisation, selon des bribes d’information glanées. L’acte imputé aux suspects a été constaté par l’équipe de la CIREF, mardi, aux alentours de 2 heures du matin, à Marovoay-Moramanga. En fait, les agents ont intercepté deux camionnettes à cette heure-là. Les chauffeurs et le sous-officier supérieur de la gendarmerie à bord n’étaient pas en mesure de leur fournir ou présenter des papiers règlementaires concernant leur chargement. Ils n’en auraient aucun, d’après les renseignements officieux.

Mandat de dépôt

Les véhicules ont été dirigés et immobilisés dans la cour du bureau de la CIREF. Pendant l’inventaire, les autorités forestières ont dénombré quatre-vingt palissandres taillés en carré. Chacun mesure deux mètres. Soixante-dix bois ordinaires, cent soixante-treize sacs de morceaux de bois résineux et quinze sacs de charbon ont également été comptés. Tout a fait l’objet d’une saisie. Des renseignements complémentaires révèlent que les camionnettes appartiendraient au gendarme. Les procès-verbaux ont été dressés le jour même de l’arrestation. Les suspects ont été traduits au parquet auprès du tribunal de première instance local. Suivant un mandat de dépôt, ils ont été conduits en prison en fin de soirée. En juillet 2021, deux fourgons surchargés d’un entassement de sacs remplis de charbon de bois avaient également été arrêtés pour la même infraction. Les responsables ont été mis sous les verrous. Face à cette destruction volontaire des forêts, la sanction est systématiquement sévère pour les auteurs et complices. Le ministère de l’Environnement et du développement durable l’a rappelé plusieurs fois.

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