Décès de AKE ASSI Laurent, le plus grand botaniste du monde

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Ce nom ne vous est peut-être pas familier pourtant si vous entrez cette phrase dans la barre de recherche de Google : « le plus grand botaniste du monde ». C’est son nom qui apparaîtra. Il a formé des botanistes dans plusieurs pays. Membre de dix sociétés savantes dans le monde, tous les experts dans ce domaine s’accordent à reconnaître que les œuvres du Professeur Laurent Aké-Assi relèvent du patrimoine mondial de l’humanité.

Rien ne lui prédisait un destin de chercheur. Fils de garde forestier, il a 16 ans quand son père le charge d’accompagner le professeur Mangenot dans la forêt pour l’identification des espèces floristiques ivoiriennes. Bluffé par le sens exceptionnel d’observation et la mémoire phénoménale du jeune Aké Assi, le botaniste français décide de le garder à ses côtés.

AKE ASSI doit son ascension professionnelle à Houphouët-Boigny. Lors d’une visite du laboratoire du professeur Mangenot en novembre 1955, il le remarque et lui offre une bourse d’études en France. En 1956, AKE ASSI part avec un niveau CE1 à Paris où il décroche un doctorat. Lors de sa soutenance de thèse, le 21 janvier 1961, il fait sensation à l’université Paris-Sorbonne.

Il débute sa carrière scientifique en tant que professeur de botanique à l’école Forestière du banco. Dans ses nouvelles fonctions, deux objectifs lui sont assignés, l’étude floristique de la Côte d’Ivoire et la recherche et la classification des plantes médicinales. AKE ASSI va parcourir les brousses du pays, récolter les plantes, les identifier et les nommer en latin pour leur validation scientifique.

Parallèlement à ses activités d’enseignant, il a créé en 1964, le jardin floristique de l’université de Cocody, une forêt artificielle de plusieurs hectares dans laquelle il cultive toutes les espèces végétales de Côte d’Ivoire. Il a fait don de son domicile situé à Andokoi pour abriter l’Institut Botanique AKE ASSI, l’herbier de l’IBAAN, composé d’environ 10 000 spécimens, qu’il a collectés , inventoriées sur des fiches manuscrites et conservées au CNF. Il a constitué également le Centre National Floristique de l’université de Cocody, l’herbier le plus riche d’Afrique de l’Ouest.

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