Clash Morel vs. Les Prédateurs du Youssoumba : Un droit d’auteur moralisateur et sans conflit financier

Morel met les choses au clair sur La 3 face aux Prédateurs du Youssoumba : pas de revendication financière sur les droits d'auteur (Burida), mais un rappel tranché de son rôle clé dans leur succès.

0
430

La scène médiatique ivoirienne a été le théâtre d’une explication musclée, mais nécessaire, entre l’influenceur Morel et le groupe en vogue Les Prédateurs du Youssoumba. Invitée sur le plateau de l’émission polémique Peopl’Emik de La 3, l’altercation a permis de clarifier la nature de leur relation, notamment vis-à-vis des retombées économiques de leur succès.

La déclaration de Morel, concise et autoritaire, délimite son rôle tout en dénonçant l’agitation qui entoure le différend.

Le point central de la controverse concernait l’éventuelle participation de Morel aux droits d’auteur générés par le titre phare du groupe, où son nom est explicitement cité. Morel a coupé court à toute spéculation, adoptant une posture de désintéressement financier total.

« Je ne leur demande rien en retour. S’ils veulent, ils peuvent aller se déclarer au Burida [Bureau Ivoirien du Droit d’Auteur], les bénéfices seront pour eux seuls. Moi, je ne veux rien dedans. »

Cette affirmation est cruciale. En rejetant toute part des bénéfices du Burida, Morel transfère la propriété économique du morceau aux artistes. Il désamorce ainsi l’aspect purement matériel de la polémique, repositionnant le débat sur le plan de la reconnaissance et du respect mutuel. Pour l’influenceur, la seule condition restante est le retour au calme : « Tout ce que je veux, c’est qu’ils respectent ma décision et qu’ils me laissent tranquille. »

Bien que Morel se retire de la dimension financière, il rappelle avec force l’origine et le catalyseur de la célébrité soudaine du groupe. Il insiste sur le fait que la notoriété du groupe a été intrinsèquement liée à sa personne.

« C’est grâce à moi que leur son a marché… Je ne réclame rien. Ce sont eux qui sont venus me demander de citer mon nom dans leur chanson, et c’est ce qui les a rendus connus. »

Cette déclaration met en lumière le pouvoir de prescription des figures médiatiques et des influenceurs dans l’écosystème musical ivoirien. Morel se positionne comme le véritable « faiseur de tube » qui, par sa seule mention, a propulsé Les Prédateurs du Youssoumba sur le devant de la scène. Il revendique un droit moral sur le succès, un droit qui ne se monnaie pas, mais qui exige respect et considération.

L’intervention de Morel sur La 3 est plus qu’une simple mise au point ; c’est une leçon sur les dynamiques de célébrité à l’ère des réseaux sociaux et de l’influence. Le groupe jouit désormais des bénéfices matériels, mais Morel s’arroge le mérite du tremplin initial. Reste à savoir si cette mise au point publique et non financière mettra définitivement un terme à ce différend qui a tenu en haleine les mélomanes et observateurs de la culture ivoirienne.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici