Eva Guehi en colère : « Je n’en peux plus ! » L’actrice dénonce l’exploitation dans le cinéma ivoirien

L'actrice Eva Guehi dénonce avec fracas les conditions de vie des acteurs ivoiriens sur NCI. Entre producteurs malhonnêtes et cachets dérisoires de 300 000 FCFA pour 6 mois, elle brise le silence sur l'industrie du cinéma en Côte d'Ivoire.

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Le monde du cinéma ivoirien est en ébullition. Ce lundi 2 mars 2026, l’actrice Eva Guehi, invitée sur le plateau de la chaîne NCI, a poussé un coup de gueule mémorable. Entre précarité des artistes et gestion opaque des budgets de production, elle a levé le voile sur une réalité souvent ignorée du grand public.

« J’en ai marre que les artistes tendent la main »

C’est une Eva Guehi excédée qui s’est exprimée face aux caméras. Pour l’actrice, la récurrence des appels à l’aide des artistes sur les réseaux sociaux est le symptôme d’un système malade.

« Moi vraiment, je n’en peux plus de cette situation qui est en train de se passer sur les réseaux. J’en ai marre que chaque fois, ce sont les Artistes qui doivent tendre la main. Je trouve que ça n’a pas de sens pour un métier qui normalement est censé nourrir son Homme », a-t-elle fustigé.

L’un des points les plus saillants de son intervention concerne la répartition des budgets de production. Eva Guehi n’a pas mâché ses mots à l’égard de certains producteurs ivoiriens, qu’elle qualifie de « malhonnêtes ».

Selon ses révélations, une part disproportionnée des financements resterait dans les poches des décideurs au détriment de la qualité de l’œuvre et du bien-être des équipes :

  • Exemple frappant : Sur un budget de 100 millions de FCFA, un producteur peut s’octroyer 50 millions pour lui seul.

  • Conséquence : Le projet doit être réalisé avec la moitié restante, sacrifiant ainsi les salaires et la logistique.

Le chiffre qui a le plus choqué les téléspectateurs est sans doute celui des rémunérations. Eva Guehi a révélé que certains acteurs acceptent, par nécessité, des contrats frôlant l’indécence.

« Il y a des gens qui reçoivent des cachets de 300 000 francs pour un projet de six mois. Et ce qu’on ne doit pas oublier, ce sont les modalités de paiement. À la fin, tu ne vois même pas ce que tu as fait avec l’argent. »

Cette situation met en lumière le décalage entre le prestige apparent du métier d’acteur et la réalité financière précaire en Côte d’Ivoire. Entre les paiements échelonnés et les retards de versement, vivre de son art devient un véritable parcours du combattant.

L’intervention d’Eva Guehi sur NCI relance le débat sur la professionnalisation du secteur audiovisuel en Côte d’Ivoire et la nécessité d’une régulation plus stricte pour protéger les droits des travailleurs culturels.

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