Tragédie à Andé : 11 vies fauchées par une intoxication alimentaire foudroyante

Le village d’Andé (Adzopé) est sous le choc après une intoxication alimentaire mortelle. 11 personnes, dont 10 enfants en bas âge, ont péri après avoir consommé une bouillie de maïs. Récit d’un drame qui endeuille la région de la Mé.

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Le village d’Andé, situé dans la sous-préfecture d’Adzopé (région de la Mé), traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire. Depuis le 11 décembre 2025, une série de décès liés à la consommation d’une bouillie de maïs locale a plongé la communauté dans une détresse immense. Le bilan actuel est lourd : 11 morts, dont 10 nourrissons.

Chronologie d’un drame silencieux

Tout commence autour du mercredi 11 décembre. Ce jour-là, comme à l’accoutumée, plusieurs familles du village se procurent de la bouillie de maïs auprès d’une vendeuse locale pour le repas des tout-petits. Quelques heures seulement après la consommation, l’alerte est donnée.

Les premières victimes, principalement des enfants âgés de 0 à 3 ans, présentent des symptômes alarmants et foudroyants :

  • Vomissements persistants

  • Diarrhées aiguës

  • Douleurs abdominales d’une rare intensité

Malgré les tentatives de prise en charge, l’état de santé des patients s’est dégradé avec une rapidité déconcertante, entraînant la mort de dix enfants et d’un jeune homme de 22 ans.

Une vendeuse doublement victime

L’enquête sociale révèle une dimension humaine encore plus tragique : la vendeuse de la bouillie incriminée figure elle-même parmi les personnes endeuillées. Elle a perdu son propre enfant suite à la consommation de la préparation. Ce détail semble écarter, à ce stade, la thèse d’un acte malveillant volontaire, orientant plutôt les soupçons vers une contamination accidentelle des matières premières (maïs, eau) ou une conservation inappropriée.

La région de la Mé sous le choc

Le bilan est particulièrement éprouvant pour les populations d’Adzopé. Perdre 10 enfants en bas âge en l’espace de quelques jours est un traumatisme qui dépasse les frontières du village d’Andé. Les autorités sanitaires régionales ont été saisies pour effectuer des prélèvements et identifier l’agent pathogène ou le produit toxique responsable de ce drame (pesticides, toxines fongiques ou contamination bactérienne).

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Ce drame relance le débat crucial sur l’hygiène alimentaire et le contrôle des produits vendus dans le secteur informel, particulièrement ceux destinés aux nourrissons. En attendant les résultats officiels des analyses de laboratoire, les autorités recommandent la plus grande prudence dans la préparation et l’achat des aliments de rue.

Andé pleure ses enfants, et toute la Côte d’Ivoire s’interroge sur les mesures à prendre pour qu’une telle tragédie ne se reproduise plus jamais.


Par MOUNA KOUASSI Expert en journalisme d’information.

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