Le lundi 5 janvier 2026, la paisible localité de Niédiékaha, dans le département de Niakara, a été plongée dans l’effroi. Le corps sans vie de Oumar Coulibaly Sié, un opérateur agricole d’une soixantaine d’années bien connu dans la région, a été découvert sur la piste rurale reliant son village à la ville de Tafiré.
Selon les informations recueillies auprès de sources concordantes, la victime présentait des impacts de balles et des traces de violences physiques extrêmes. Sa motocyclette, outil de travail et de déplacement, a été emportée par ses agresseurs, laissant présumer un crime crapuleux.
Le drame s’est noué le dimanche 4 janvier 2026. Oumar Coulibaly Sié, décrit par tous comme un père de famille exemplaire, avait quitté Niédiékaha tôt le matin pour accompagner sa fille à la gare routière de Tafiré, marquant la fin de ses congés.
Après avoir veillé à ce que sa fille prenne son car en toute sécurité, il a entamé le trajet retour vers 17 heures. C’est sur ce tronçon de 14 kilomètres qu’il a croisé la route de ses meurtriers. Ne le voyant pas revenir, ses proches ont donné l’alerte, menant à la découverte de son corps le lendemain matin.
Ce meurtre ne survient pas dans un contexte anodin. L’axe Niédiékaha-Tafiré est de plus en plus pointé du doigt pour sa dangerosité :
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Précédents graves : En août 2025, un gendarme en poste à Niédiékaha avait déjà été agressé sur cette même piste.
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Crainte économique : Ce crime réveille la psychose au sein des populations rurales, alors que la campagne de commercialisation de la noix de cajou 2026 est sur le point de débuter. Cette période est traditionnellement marquée par une circulation accrue de numéraire, attirant la convoitise de malfaiteurs.
« C’était un homme généreux et respecté. Sa mort est une perte immense pour notre communauté », témoigne un habitant sous le choc.
Face à la gravité des faits, la brigade de gendarmerie de Tafiré a immédiatement ouvert une enquête judiciaire. Les enquêteurs s’activent pour identifier et interpeller les auteurs de cet homicide volontaire.
Le corps de la victime a été transféré aux services des pompes funèbres de Niakara pour les besoins de la procédure. La population, quant à elle, appelle à un renforcement des patrouilles de sécurité sur cet axe stratégique pour rassurer les usagers et les opérateurs économiques du secteur agricole.
































