Adjamé : Filmés par une caméra cachée, deux sous-officiers condamnés à 5 ans de prison pour 1 000 FCFA

Deux sous-officiers condamnés à 5 ans de prison ferme pour un racket de 1 000 FCFA à Adjamé. Découvrez comment une caméra cachée a scellé leur sort devant le Tribunal Militaire d'Abidjan.

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La lutte contre le racket franchit un nouveau palier en Côte d’Ivoire. Le Tribunal Militaire d’Abidjan (TMA) a frappé un grand coup en condamnant deux agents des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) à une peine de prison ferme. Une sentence qui sonne comme un avertissement sévère pour l’ensemble des corps habillés.

Les faits, dignes d’un scénario de film, se sont déroulés le 26 novembre 2025 dans la commune bouillonnante d’Adjamé. Les sous-officiers BKS et BS avaient instauré un poste de contrôle non autorisé au célèbre carrefour « Renault », en violation directe des consignes de leur hiérarchie.

Ce qu’ils ignoraient, c’est qu’ils étaient sous surveillance. Suite à de nombreux signalements de commerçants et d’usagers, le Commissaire du Gouvernement avait ordonné une enquête minutieuse utilisant des caméras dissimulées. Les agents ont été filmés en flagrant délit alors qu’ils exigeaient et percevaient la somme de 1 000 francs CFA auprès d’un conducteur de tricycle.

Face aux preuves irréfutables fournies par les enregistrements vidéo, le verdict du Tribunal Militaire d’Abidjan a été sans appel :

  • Peine de prison : Cinq (05) ans d’emprisonnement ferme.

  • Amende : 100 000 francs CFA.

  • Radiation : Une condamnation qui met de facto un terme à leur carrière sous le drapeau.

Lors de l’audience, les prévenus ont tenté de se justifier en évoquant un « geste spontané » du conducteur ou une « inattention » due à un appel téléphonique. Des arguments balayés d’un revers de main par le tribunal, qui a privilégié la matérialité des faits captés par l’enquête.

Cette affaire illustre la volonté de la justice militaire ivoirienne d’assainir les rangs des FDS. Le message est clair : aucune somme, aussi dérisoire soit-elle (1 000 FCFA dans ce cas précis), ne justifie la trahison de l’éthique militaire et l’extorsion des citoyens.

Les enjeux de cette condamnation :

  1. Restauration de la confiance : Rapprocher les populations civiles des forces de l’ordre.

  2. Dissuasion : Montrer que les outils de surveillance moderne (caméras cachées, drones) sont désormais au service de l’inspection interne.

  3. Tolérance zéro : Sanctionner fermement les postes de contrôle « sauvages » qui entravent la fluidité économique à Adjamé et ailleurs.

Le cas des sous-officiers BKS et BS marque un tournant dans la politique de fermeté prônée par les autorités militaires. En Côte d’Ivoire, l’ère du racket à ciel ouvert semble désormais se heurter à un mur judiciaire et technologique infranchissable.


Source : Yeclo / Austin KOFFI

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