L’affaire des litiges fonciers de Djorogobite-2 connaît un nouveau développement. Selon les informations du journal « L’Éléphant Déchaîné », le commissariat du 40e arrondissement a transmis, le jeudi 6 mars 2025, son rapport d’enquête au parquet de Bingerville, après avoir mené plusieurs auditions.
Des auditions qui révèlent des manipulations à grande échelle
Au total, 13 plaignants ont été entendus par la police, dénonçant des faits présumés de faux et usage de faux, ainsi que d’appropriation illégale de terrains. Parmi les mis en cause, on retrouve :
- Komé Bakary, principal suspect dans cette affaire.
- Traoré Gnounvié et deux clercs de commissaires de justice.
Les investigations ont révélé que plus de 100 pages stickées auraient été arrachées des guides fonciers et remplacées à l’insu de la chefferie de Djorogobite-2. De faux compulsoires auraient également été réalisés sur des guides ne correspondant pas à ceux détenus par la chefferie, créant ainsi une confusion totale sur la propriété des terrains.
Ouverture d’une instruction judiciaire
Suite à ces révélations, le parquet de Bingerville a décidé d’ouvrir une instruction judiciaire afin d’établir les responsabilités des différents acteurs impliqués. L’objectif sera de déterminer l’étendue des fraudes et de sanctionner les auteurs des irrégularités détectées.
Une affaire qui défraie la chronique
Ce scandale foncier, qui secoue la région de Bingerville, fait partie d’une série de plus de 25 enquêtes ouvertes par « L’Éléphant Déchaîné » sur la zone de Djorogobite-2. Le journal d’investigation continue ses recherches afin de mettre en lumière les réseaux impliqués dans ces transactions frauduleuses.
Quelles suites pour cette affaire ?
Avec l’ouverture de l’instruction judiciaire, plusieurs scénarios sont possibles :
- Des inculpations et mises en examen des principaux suspects.
- La restitution de terrains spoliés à leurs propriétaires légitimes.
- Le démantèlement éventuel d’un réseau organisé autour de ces pratiques frauduleuses.
L’évolution de cette enquête reste très attendue, tant par les victimes que par l’opinion publique.






























