Ce lundi 16 mars 2026, le Président libérien Joseph Nyuma Boakai Sr. a quitté Monrovia pour rejoindre Conakry, en République de Guinée. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre d’un sommet tripartite crucial visant à résoudre les tensions frontalières croissantes dans le comté de Lofa, une zone stratégique de l’Union du Fleuve Mano (MRU).
La rencontre réunit trois figures clés de la sous-région : le Président Joseph Boakai, le leader guinéen Mamadi Doumbouya et le Président de la Sierra Leone, Julius Maada Bio. Fait notable soulignant l’importance de ces discussions, le Président de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, est également attendu pour apporter son soutien à ce processus de paix.
L’objectif principal est d’instaurer un dialogue direct pour freiner l’escalade des tensions et renforcer les mécanismes de gestion pacifique des frontières communes.
Au cœur des discussions se trouve la localité de Sorlumba (district de Foya, comté de Lofa). Des rapports récents font état d’incursions de troupes guinéennes sur un territoire revendiqué par le Libéria, provoquant des heurts entre soldats et civils locaux.
Ces incidents menacent la stabilité d’un corridor vital pour :
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Le commerce transfrontalier.
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La libre circulation des biens et des personnes.
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La sécurité alimentaire des communautés locales dépendantes des marchés régionaux.
Pour garantir le succès des négociations, le Président Boakai s’est entouré de ses plus proches conseillers et ministres régaliens, notamment :
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Sara Beysolow Nyanti (Affaires Étrangères)
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Samuel Kofi Woods II (Conseiller à la Sécurité Nationale)
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Davidson F. Forleh (Chef d’état-major des Forces Armées du Libéria)
Cette composition démontre la volonté du Libéria d’aborder la crise sous les angles diplomatique, sécuritaire et territorial.
La région de l’Union du Fleuve Mano a historiquement montré sa fragilité face aux conflits frontaliers. Ce sommet de Conakry représente une opportunité majeure pour les dirigeants ouest-africains de prouver leur capacité à résoudre les différends par le dialogue plutôt que par les armes, assurant ainsi une stabilité pérenne pour les populations frontalières.


































