L’actualité judiciaire en République Démocratique du Congo est secouée par une affaire qui touche l’une des figures les plus influentes du milieu évangélique. Le pasteur Marcello Tunasi, responsable de l’église La Compassion, s’est présenté ce jour au parquet, accompagné de ses avocats, pour répondre à une convocation des autorités judiciaires.
Cette audition fait suite à une plainte déposée par la famille de son épouse disparue, Blanche Kandolo, ouvrant un dossier complexe mêlant deuil et litiges financiers.
Des accusations graves : Falsification et Succession
Le différend qui oppose le célèbre pasteur à son ex-belle-famille repose sur deux piliers juridiques majeurs :
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Falsification de document officiel : La famille de la défunte accuse Marcello Tunasi d’avoir modifié certains éléments du certificat de décès de Blanche Kandolo.
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Litige sur l’héritage : Un conflit profond est apparu concernant la répartition des biens laissés par la disparue.
[Image de l’organisation de la succession et des héritiers légaux en droit civil]
Un enjeu financier de près de 800 000 dollars
Au cœur de la bataille judiciaire se trouve l’évaluation du patrimoine de Blanche Kandolo. La partie plaignante affirme que la défunte possédait des biens importants et réclame une somme estimée à environ 400 millions de francs congolais (soit 800 000 $).
Selon les proches de Blanche Kandolo, la succession doit prendre en compte :
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Le conjoint survivant (Marcello Tunasi).
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Les quatre enfants du couple, héritiers légitimes.
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Les engagements moraux de la défunte, notamment la promesse de construire une maison pour sa mère.
Le mariage ayant été conclu sous le régime de la communauté des biens, la famille exige une répartition qu’elle juge équitable. De son côté, le pasteur aurait proposé une compensation de 125 millions de francs (250 000 $), une offre immédiatement rejetée par la famille Kandolo qui la juge insuffisante.
Une affaire qui divise l’opinion publique congolaise
Depuis l’annonce de cette procédure, les réseaux sociaux et les milieux protestants évangéliques de Kinshasa sont en émoi. Si certains soutiennent le pasteur dans cette épreuve, d’autres s’interrogent sur la gestion de cette crise familiale qui prend désormais une tournure publique et judiciaire.
[Image de la balance de la justice symbolisant l’impartialité]
Quelle suite pour l’enquête ?
Pour l’heure, l’instruction se poursuit au parquet de la RDC. La justice devra déterminer si les accusations de falsification sont fondées et trancher sur la juste répartition de la succession conformément au code de la famille en vigueur.
Affaire à suivre : Les prochaines auditions permettront d’en savoir plus sur les preuves apportées par chaque partie.





























