L’athlétisme ivoirien entre dans une nouvelle ère. Le mardi 3 mars 2026, la sprinteuse de légende Marie-Josée Ta Lou-Smith a été officiellement élue 2ème Vice-Présidente de la Fédération Ivoirienne d’Athlétisme (FIA). Cette nomination marque un tournant historique : pour la première fois, une icône mondiale encore en activité intègre la haute direction de l’instance fédérale.
C’est aux côtés du nouveau président, Jeannot Kouadio Kouamé, que la « Reine du sprint » africain entame ce nouveau chapitre. Élue sur une liste prônant la modernisation et la performance, Marie-Josée Ta Lou-Smith apporte avec elle une expérience inestimable acquise sur les pistes les plus prestigieuses du monde, de Tokyo à Paris.
Cette synergie entre l’administration et l’expertise de terrain promet de dynamiser une discipline qui fait la fierté de la Côte d’Ivoire à l’international.
Les priorités de la nouvelle Vice-Présidente
Loin d’être une nomination honorifique, ce poste de Vice-Présidente confère à Marie-Josée Ta Lou-Smith des responsabilités stratégiques pour l’avenir de l’athlétisme national :
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La voix des athlètes : Grâce à sa proximité avec les réalités du terrain, elle servira de pont direct entre les sportifs et les décideurs pour améliorer les conditions de préparation.
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La détection de talents : L’objectif est de structurer la formation à la base pour assurer la relève de la « génération dorée » du sprint ivoirien.
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Diplomatie sportive : Utiliser son aura internationale pour attirer des partenaires, des sponsors et renforcer l’influence de la Côte d’Ivoire au sein de World Athletics.
L’élection de Marie-Josée Ta Lou-Smith est également un message fort envoyé à toute la jeunesse africaine. Elle prouve que la carrière d’un athlète ne s’arrête pas à la ligne d’arrivée. En s’impliquant dans la gouvernance sportive tout en restant compétitive, elle incarne un modèle de leadership hybride et inspirant.
« C’est un honneur de servir mon pays d’une autre manière. Mon ambition est de mettre mon expérience au profit des jeunes talents pour que le drapeau orange-blanc-vert continue de flotter au sommet », a-t-elle souligné lors de sa prise de fonction.
Avec une championne de ce calibre à sa tête, la Fédération Ivoirienne d’Athlétisme se donne les moyens de ses ambitions. L’alliance entre la sagesse administrative et la fougue de la championne pourrait bien transformer l’essai et faire de la Côte d’Ivoire le hub incontournable de l’athlétisme en Afrique de l’Ouest.


































