Laurent Gbagbo, l’ex-président de la République de Côte d’Ivoire, a récemment fait une déclaration forte qui a résonné dans le paysage politique ivoirien. Dans une interview, Gbagbo a exprimé son intention de prendre à nouveau les rues pour revendiquer ses convictions politiques, une action qu’il a déjà expérimentée dans le passé. En se remémorant son emprisonnement en 1992 après une manifestation, Gbagbo a souligné l’importance de la mobilisation populaire, indépendamment des opinions externes. Cet article explore le contexte de cette déclaration et ses implications sur la politique ivoirienne actuelle.
« On prendra les rues un jour » : Un appel à la mobilisation populaire
L’appel de Laurent Gbagbo à « prendre les rues » n’est pas un simple discours politique. Il s’agit d’un message clair aux Ivoiriens pour les inciter à se lever et à revendiquer leurs droits, comme ce fut le cas en 1992, lorsque Gbagbo a été incarcéré à la suite d’une marche de protestation. Ce geste symbolique n’est pas une simple nostalgie des événements passés, mais un rappel de la nécessité d’une action collective pour contester un système qu’il juge oppressif.
L’ex-président, en citant son expérience personnelle de l’époque, a insisté sur le fait que la lutte pour la justice et l’égalité ne doit pas être limitée par des considérations de confort ou de sécurité. Pour lui, cette mobilisation doit être sans condition, même si les leaders politiques doivent être prêts à sacrifier leur confort personnel et à se battre aux côtés de leurs partisans, comme il l’a fait en 1992, avec sa famille à ses côtés.
La référence à « un rigolo » : Un tir direct aux critiques
La déclaration de Gbagbo cible également certains de ses détracteurs. En faisant référence à un « rigolo » qui aurait déconseillé aux jeunes de descendre dans les rues pour soutenir les hommes politiques, Gbagbo marque une différence nette avec ceux qui, selon lui, cherchent à minimiser les enjeux de la mobilisation populaire. Il s’agit d’une critique indirecte des leaders politiques ou des figures publiques qui, selon lui, ne sont pas prêts à prendre des risques personnels pour la cause, à l’instar de ceux qui envoient les jeunes manifester sans se mouiller eux-mêmes.
Cette attaque montre l’agacement de Gbagbo face à ce qu’il considère comme une forme d’hypocrisie dans la classe politique ivoirienne, où certains politiciens sont vus comme étant détachés des réalités du peuple, privilégiant la sécurité personnelle et familiale plutôt que la solidarité avec la population dans ses moments de lutte.
La prison de 1992 : Une étape marquante dans la lutte politique
En 1992, après une marche pacifique contre le régime de l’époque, Laurent Gbagbo a été emprisonné. Ce fut une période charnière dans son engagement politique, marquée par la volonté de défendre ses idéaux de démocratie et de justice, malgré la répression gouvernementale. Aujourd’hui, il se sert de cette expérience pour souligner l’importance du sacrifice dans la lutte pour des principes politiques et sociaux. Gbagbo insiste sur le fait que la mobilisation ne doit pas se faire de manière théorique ou à distance, mais doit impliquer les leaders eux-mêmes dans l’action sur le terrain.
Les enjeux politiques actuels et l’impact de l’appel de Gbagbo
L’appel de Gbagbo à prendre les rues s’inscrit dans un contexte politique tendu en Côte d’Ivoire. Depuis son retour au pays en 2021 après son acquittement par la Cour pénale internationale (CPI), l’ex-président est devenu une figure incontournable de l’opposition. Son message de mobilisation populaire renforce son rôle de leader charismatique capable de rassembler les Ivoiriens autour d’une cause commune.
Cet appel à la mobilisation pourrait avoir des répercussions importantes sur la dynamique politique du pays. Alors que certains acteurs politiques privilégient le dialogue et les négociations, Gbagbo semble défendre une approche plus radicale et un retour à la rue pour forcer les changements nécessaires. Ce type de discours trouve un écho particulier auprès de nombreux Ivoiriens déçus par la politique actuelle, qui espèrent voir un véritable changement de système.
Laurent Gbagbo, par sa déclaration « On prendra les rues un jour », réaffirme son engagement envers une lutte populaire, sans compromis et sans conditions, pour un changement en Côte d’Ivoire. Son expérience personnelle, marquée par la répression et l’incarcération, sert de base à son appel à l’action. Face à un système qu’il juge manipulé par des intérêts extérieurs, Gbagbo incite les Ivoiriens à ne pas se contenter de simples discours, mais à prendre des mesures concrètes pour revendiquer leurs droits et leur liberté. Le pays se trouve aujourd’hui à un tournant politique, et l’appel de Gbagbo pourrait bien redéfinir la manière dont les opposants mènent leur combat pour l’avenir du pays.






























<> …Mon fils de 18 ans me demande,
– Papa, pour faire quoi dans les rues ?
– je lui réponds, pour que Laurent GBAGBO, soit le président de la Côte d’Ivoire.
– Mais, Papa, dans les rues il y’a toutes les personnes de Gbagbo, de Alassane, de Thiam, de Sangaré, de Blé, de Soro, de Simone et d’autres Ivoiriens , Catholiques, Musulmans. Mais qui sera le président finalement ?
– Mon fils, attendons ce jour, mais saches que les rues appartiennent à nous tous et le plus fort sera président à vie dans pays là.
– Papa, je n’ai que 18 ans !
– Alors ajoute 15 ans de gouvernance de rues et espérons que à tes 33 ans le pays repartira sur des notes de stabilité. Et là, certainement, beaucoup de ceux qui appellent à prendre les rues ne seront plus de cette vie.