ABIDJAN – Le monde de la culture ivoirienne est en deuil, mais debout pour honorer l’un de ses plus illustres ambassadeurs. N’Guessan Ange Christophe, plus connu sous le nom d’Angelo Papa, lead vocal du mythique groupe Aboutou Roots, reçoit ce samedi 10 janvier 2026 les honneurs de la nation avant son inhumation au cimetière de Williamsville.
En reconnaissance de sa contribution exceptionnelle à la promotion et au rayonnement de la musique ivoirienne, notamment le genre Youssoumba, l’État de Côte d’Ivoire a décidé de décorer l’artiste à titre posthume. Cette distinction, remise sous l’égide du Ministère de la Culture et de la Francophonie, souligne l’impact indélébile d’Angelo Papa sur plusieurs générations de mélomanes.
L’artiste, qui nous a quittés le 3 décembre 2025 des suites d’une longue maladie, laisse derrière lui un héritage musical immense. Avec son binôme Akess Bilo, il a porté haut les couleurs du rythme venu des villages côtiers, transformant le Youssoumba en un véritable phénomène national.
Après une veillée artistique riche en émotions au complexe sportif de Yopougon ce vendredi, le programme des obsèques arrive à son point culminant ce samedi :
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Levée de corps : Prévue à 10h00 à IVOSEP Treichville, en présence des autorités, de sa famille artistique et de ses fans.
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Honneurs et Décoration : Moment solennel où l’insigne de l’Ordre du Mérite Culturel sera déposé sur son cercueil.
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Inhumation : Le cortège se dirigera ensuite vers le cimetière de Williamsville, où l’artiste reposera désormais.
Le groupe Aboutou Roots restera gravé dans l’histoire pour ses tubes légendaires tels que « Protège-toi », « Bayou » ou encore « La Blessure ». Angelo Papa était reconnu non seulement pour sa voix unique et son charisme sur scène, mais aussi pour sa simplicité et son engagement envers la promotion des valeurs culturelles ivoiriennes.
Sa disparition marque la fin d’une époque, mais sa décoration posthume rappelle que les grandes œuvres ne meurent jamais. La présence massive attendue ce samedi témoigne de la place centrale qu’occupait « Le Papa » dans le cœur des Ivoiriens.


































