Emmanuel Macron, la bête noire des Africains?

    Les coups d’État successifs au Mali, au Burkina Faso, au Niger et au Gabon, ainsi que les crises diplomatiques avec le Maroc et les tensions récurrentes avec l’Algérie, témoignent de la difficulté que rencontre Paris à maintenir son influence dans une région qu’elle considérait autrefois comme son pré carré.

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    Au-delà des rivalités et des influences internationales en jeu sur le continent, ces revers diplomatiques semblent signaler la fin de l’influence française. Ils conduisent à mettre en doute la capacité de la France à conserver son statut de puissance moyenne et nous renvoient aux enseignements de la crise de 1956, lorsque Paris a compris que l’ordre international avait évolué à son désavantage.

    Obstination anachronique

    Cette année-là, la France, en collaboration avec le Royaume-Uni et Israël, décide d’attaquer l’Égypte en réponse à la nationalisation du canal de Suez par Gamal Abdel Nasser. Cette intervention militaire franco-britannique est vivement critiquée par Moscou et Washington, qui rappellent aux deux anciennes puissances du XIXe siècle que leur époque est révolue. Le Royaume-Uni accepte rapidement son nouveau statut de puissance moyenne et poursuit sa stratégie de décolonisation en utilisant le Commonwealth.  

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