Le Tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau a rendu son délibéré ce mardi dans l’affaire opposant le ministère public à l’activiste Jean-François Kouassi, plus connu sous le pseudonyme de JFK. Le prévenu a été reconnu coupable de plusieurs chefs d’accusation et condamné à une peine de prison.
Après avoir été placé sous mandat de dépôt le 12 janvier dernier, Jean-François Kouassi fixait son sort devant les juges. Le tribunal a prononcé une sentence de :
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15 jours de prison ferme, dont 8 jours assortis du sursis.
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Une amende de 500 000 FCFA.
Compte tenu de sa mise en détention préventive intervenue il y a environ deux semaines, cette condamnation pourrait signifier une libération imminente pour l’activiste, la durée de la peine ferme étant quasiment couverte par le temps déjà passé derrière les barreaux.
Le tribunal a retenu quatre griefs majeurs à l’encontre de JFK, liés à ses récentes sorties sur les plateformes numériques :
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Trouble à l’ordre public (suite à son direct au Plateau) ;
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Diffamation ;
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Diffusion de fausses informations sur les réseaux sociaux ;
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Dénonciation calomnieuse.
Pour rappel, l’affaire avait été déclenchée par des allégations de « vente de concours » au sein de la Fonction publique, des propos tenus sans preuves qui avaient poussé les autorités à engager des poursuites judiciaires.
L’affaire JFK a suscité un vif intérêt sur la toile ivoirienne. Plusieurs voix, dont celle du journaliste André Silver Konan, avaient appelé à la clémence tout en soulignant la nécessité pour les créateurs de contenus de faire preuve de responsabilité.
Le verdict rendu semble être une peine de principe, visant à marquer la limite entre la liberté d’expression et la propagation d’allégations mensongères visant des institutions étatiques.
Si cette condamnation marque la fin du volet pénal en première instance, elle sonne comme un avertissement sérieux pour JFK et l’ensemble des acteurs des réseaux sociaux en Côte d’Ivoire. En plus de l’amende de 500 000 FCFA, l’activiste devra désormais veiller à la véracité de ses sources avant toute prise de parole publique.
Ses partisans, présents aux abords du tribunal, ont accueilli la nouvelle avec un certain soulagement, la peine étant jugée moins lourde que les réquisitions initiales.


































