Côte d’Ivoire : Le divorce est consommé entre Simone Gbagbo et le PDCI-RDA de Tidjane Thiam

Le divorce est consommé entre le MGC de Simone Gbagbo et le PDCI-RDA de Tidjane Thiam. Malgré une invitation officielle, le vieux parti a boycotté le rassemblement du MGC. Analyse.

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L’heure n’est plus à l’union sacrée au sein de l’opposition ivoirienne. Ce samedi, l’absence remarquée du PDCI-RDA aux activités du Mouvement des Générations Capables (MGC) a officialisé une rupture que beaucoup pressentaient. Entre Simone Ehivet Gbagbo et Tidjane Thiam, le fil semble définitivement rompu.

Les espoirs d’une plateforme de collaboration entre le MGC et le PDCI-RDA s’étiolent. Selon des sources internes au cabinet de Simone Gbagbo confirmées par Linfodrome, le parti d’opposition n’a pourtant pas manqué de courtoisie.

« Une invitation en bonne et due forme a été transmise au vieux parti », confirme un membre du cabinet de la présidente du MGC.

Malgré cette démarche officielle, aucune délégation du PDCI-RDA n’a fait le déplacement ce samedi, marquant un contraste saisissant avec la cordialité affichée il y a encore quelques semaines.

Ce boycott est d’autant plus symbolique que les relations semblaient au beau fixe en avril dernier. À l’occasion du 80e anniversaire du PDCI-RDA, Simone Gbagbo avait honoré de sa présence les festivités aux côtés de Tidjane Thiam.

Ce changement de posture radical en l’espace de peu de temps suggère que les discussions de coulisses pour une alliance électorale ou une unité d’action pour 2025-2026 ont échoué.

Plusieurs facteurs pourraient expliquer ce « divorce » politique :

  • Le leadership de l’opposition : Avec l’ascension de Tidjane Thiam à la tête du PDCI, le parti semble vouloir affirmer son hégémonie sans s’encombrer d’alliances contraignantes avec de plus petites formations.

  • Divergences stratégiques : Les méthodes de contestation ou les visions sur la réforme de la Commission Électorale Indépendante (CEI) pourraient diverger entre les deux entités.

  • Positionnement pour la présidentielle : Chaque parti cherche désormais à consolider sa base propre avant les grandes échéances de 2025.

Le boycott de ce samedi confirme que le paysage politique ivoirien se redessine. Si le MGC continue de structurer ses activités, il devra vraisemblablement le faire sans le soutien direct du « Vieux Parti ». Pour les observateurs, cette fragmentation de l’opposition pourrait jouer en faveur du parti au pouvoir si aucune dynamique de rassemblement n’est retrouvée d’ici les prochains scrutins.


Source : Linfodrome / Austin Koffi

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