Au Liberia, la Cedeao s’inquiète du risque de violences postélectorales

Près d’une semaine après que les Libériens se sont rendus aux urnes pour choisir le successeur de leur président George Weah, favori pour sa réélection, ainsi que leur nouveau Parlement, le décompte des voix se poursuivait ce lundi 16 octobre. Et le scénario d’un second tour, prévu début novembre, se détache.

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Si le vote s’est déroulé dans le calme, la Cedeao a formulé une mise en garde. « La Commission a été informée que certains acteurs essayaient de se déclarer prématurément victorieux ou d’exercer des pressions indues sur la Commission électorale nationale » (NEC), a écrit dans un communiqué reçu dimanche 15 octobre l’organisation régionale.

La Cedeao « presse tous les acteurs libériens de se conformer aux principes démocratiques d’un processus électoral pacifique et crédible ». Elle « prévient tous les acteurs, y compris les responsables politiques, la Commission électorale nationale et les services de sécurité du Liberia, que la Cedeao, l’UA [Union africaine] et la communauté internationale leur réclameront des comptes pour tout agissement ayant pour conséquence la violence et l’instabilité ».

Le déroulement pacifique du processus et l’acceptation des résultats sont des enjeux majeurs dans ce pays qui garde le souvenir récent des guerres civiles ayant fait plus de 250 000 morts entre 1989 et 2003.

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