Meiway Révèle les Secrets de la Révolution Zoblazo et Sa Conquête Musicale Internationale depuis Bassam

Lors de son passage à l'UJOCCI, Meiway a expliqué comment il a créé le Zoblazo en 1989, fusionnant les folklores N'zima et des sonorités modernes pour faire rayonner la musique ivoirienne au-delà des frontières, une audace qui a mené à un succès international durable.

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Le célèbre artiste ivoirien Meiway, figure emblématique du coupé-décalé et créateur du Zoblazo, a partagé les coulisses de sa révolution musicale lors de son passage sur les grands plateaux de l’Union des Journalistes Culturels de Côte d’Ivoire (UJOCCI). L’occasion pour l’artiste de revenir sur la genèse d’un style qui a conquis le monde.

« Comment oser faire du Zoblazo, un style qui part de Bassam pour traverser des frontières ? » a interrogé Meiway, en préambule. Il a ensuite expliqué sa démarche, née d’un constat en 1989, lors de sa première entrée en studio : « la musique ivoirienne existait, mais peinait à franchir nos frontières. C’était l’époque du Ziglibity, du Gouli, du Gbégbé et de bien d’autres rythmes qui faisaient la fierté de notre pays, mais restaient confinés au plan local. »

Convaincu de la nécessité d’une « révolution » et fort du statut de « plaque tournante de la musique africaine » de la Côte d’Ivoire, Meiway a pris une décision audacieuse. « J’ai alors décidé de puiser dans les folklores de ma région, chez les N’zima, des rythmes peu connus à l’époque. » Il a souligné une réalité de l’époque où « la scène musicale ivoirienne était en grande partie portée par les Bété, les gens de l’Ouest, et pour nous, c’était un peu plus diffi-cile de se faire entendre. »

C’est ainsi qu’il a créé le Zoblazo, un style novateur. Pour garantir sa portée internationale, Meiway y a « intégré des éléments de musiques d’ailleurs : des violons, des guitares saturées et d’autres sonorités modernes, pour permettre à notre folklore de franchir les frontières. »

Le succès n’a pas tardé à se manifester : « Premier album : succès national. Deuxième album : première percée internationale. Troisième album : confirmation dans plusieurs pays. Et ça continue jusqu’à aujourd’hui. » Meiway attribue ce succès à l’audace et au « culot » nécessaires pour tenter une telle fusion. « J’ai essayé, et ça a marché. Merci à Dieu, » a-t-il conclu avec humilité.

Peut être une image de 2 personnes et texteLe Zoblazo est devenu non seulement un genre musical à part entière, mais aussi un symbole de la richesse et de la diversité culturelle ivoirienne, capable de rayonner bien au-delà des frontières africaines.

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