Abidjan — La question récurrente des syndicats informels et des acteurs de rue communément appelés « gnambros » continue d’alimenter les débats sur le secteur des transports en Côte d’Ivoire. Invité sur le plateau de l’émission politique et sociétale de grand écoute NCI 360 diffusée sur La Nouvelle Chaîne Ivoirienne (NCI), Tiangouan Stéphane a apporté un éclairage sans équivoque sur le cadre des responsabilités institutionnelles.
Au cœur d’un débat houleux portant sur la régulation des gares routières et la sécurité des usagers de la route, l’intervenant a tenu à recadrer les prérogatives du département ministériel dirigé par la tutelle des transports :
« La question des gnambros est une question de sécurité publique qui n’est pas liée au Ministère des Transports. »
Par cette prise de position catégorique, Tiangouan Stéphane pointe du doigt la confusion fréquente faite par l’opinion publique entre la régulation technique du secteur routier et le maintien de l’ordre public.
Le Ministère des Transports a pour mission principale de structurer le réseau, de veiller à la conformité des véhicules, d’accorder les autorisations de transport et de promouvoir la sécurité routière. En revanche, les exactions, l’extorsion de fonds et les actes de violence parfois enregistrés au sein des gares routières relèvent d’infractions pénales et de déboires sécuritaires.
Les « gnambros », ces acteurs non officiels qui régulent de force l’embarquement des passagers dans les sous-quartiers d’Abidjan et des villes de l’intérieur, échappent aux structures légales du syndicalisme des transports.
Selon l’analyse développée sur le plateau de NCI 360 :
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Un défi de maintien de l’ordre : L’éradication du phénomène nécessite une intervention directe et systématique des forces de défense et de sécurité (Police nationale, Gendarmerie).
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L’assainissement du cadre légal : Si le Ministère des Transports peut formaliser les gares et accompagner les transporteurs légaux, il ne dispose ni du pouvoir de police judiciaire ni des moyens de coercition physique pour réprimer les bandes organisées sur la voie publique.
Cette mise au point sur le plateau de NCI 360 remet au centre du débat la nécessité d’une action interministérielle coordonnée. Pour assurer la tranquillité des populations et moderniser durablement le transport routier ivoirien, la réponse aux dérives des « gnambros » devra impérativement passer par une fermeté accrue des autorités sécuritaires du pays.
Austin KOFFI

































