Débat politique sur NCI 360 : L’historien Arthur Banga conteste le statut d’ancien ministre de Justin Katinan Koné

Sur le plateau de NCI 360, l'historien Arthur Banga recadre le statut juridique de Justin Katinan Koné : le gouvernement Aké N'Gbo n'ayant pas été reconnu par l'ONU et la CEDEAO.

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Le débat sur la légitimité institutionnelle durant la crise post-électorale de 2010-2011 continue d’alimenter les controverses sur les plateaux de télévision. Invité de l’émission politique phare NCI 360 sur La Nouvelle Chaîne Ivoirienne (NCI), le politologue et enseignant-chercheur Arthur Banga a fait une mise au point catégorique concernant le statut politique et juridique de Justin Katinan Koné, cadre dirigeant du PPA-CI.

Revenant sur les titres académiques et administratifs attribués aux personnalités politiques ayant servi sous la présidence de Laurent Gbagbo durant la crise de 2010-2011, l’universitaire Arthur Banga s’est appuyé sur les résolutions diplomatiques de l’époque pour étayer sa position :

« Katinan n’a jamais été Ministre en Côte d’Ivoire. Le Gouvernement Aké N’Gbo n’a jamais été reconnu ni par la CEDEAO, ni par L’ONU. »

Pour l’analyste, l’absence de reconnaissance internationale du gouvernement formé par le Professeur Gilbert Aké N’Gbo en décembre 2010 prive ses membres de la qualité juridique d’anciens ministres de la République de Côte d’Ivoire au regard du droit international et des actes officiels de l’État.

La déclaration d’Arthur Banga touche au cœur du différend constitutionnel et politique qui a fracturé la Côte d’Ivoire entre décembre 2010 et avril 2011 :

  • Le gouvernement Aké N’Gbo : Nommé par le Président Laurent Gbagbo après la décision du Conseil Constitutionnel ivoirien proclamant sa victoire.

  • Le gouvernement Guillaume Soro : Nommé par le Président Alassane Ouattara, soutenu et reconnu par la communauté internationale (ONUCI, CEDEAO, Union Africaine, Union Européenne).

Pour les partisans de Justin Katinan Koné et du PPA-CI, contester ce titre revient à nier une réalité historique et l’exercice effectif du pouvoir d’État durant plusieurs mois. À l’inverse, pour les spécialistes du droit public et les observateurs alignés sur la position de la communauté internationale, l’usage de ces titres doit respecter le cadre juridique fixé par les instances internationales à l’issue du conflit.

Cette sortie d’Arthur Banga sur le plateau de NCI 360 démontre que, plus de quinze ans après les événements de 2010-2011, la qualification juridique et historique des acteurs de la crise reste un sujet éminemment sensible en Côte d’Ivoire, où le récit national continue de s’écrire entre mémoire militante et rigueur académique.

Austin KOFFI

Source : Émission NCI 360 (La Nouvelle Chaîne Ivoirienne)

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