Le « Roi du Zoblazo », Meiway, est connu pour son franc-parler légendaire autant que pour ses tubes planétaires. Lors d’une récente intervention, l’icône de la musique ivoirienne a soulevé un débat houleux sur la gestion de la fortune des célébrités, pointant du doigt un paradoxe financier qui fragilise la nouvelle génération de créateurs.
Dans un milieu où l’image est reine, Meiway a choisi de briser le tabou du patrimoine. Selon lui, trop d’artistes privilégient l’investissement dans des passifs (biens qui perdent de la valeur) plutôt que dans des actifs (biens qui en prennent).
« Il y a plein d’artistes qui roulent dans des 4×4 coûtant plus de 30 millions de francs CFA mais qui sont locataires », a-t-il affirmé sans détour.
Pour le précurseur du Zoblazo, cette situation est le reflet d’une crise de priorités. Alors que le coût de l’immobilier explose à Abidjan et dans les grandes capitales africaines, l’achat d’un véhicule de luxe avant l’acquisition d’un terrain ou d’une maison est, selon lui, une erreur stratégique majeure.
L’analyse de Meiway résonne particulièrement à une époque où la visibilité sur Instagram, TikTok ou Facebook dicte souvent la cote d’un artiste. Pour maintenir un statut de « star », beaucoup s’imposent un train de vie au-dessus de leurs moyens réels, privilégiant le regard de l’autre au détriment de leur propre sécurité à long terme.
Ce phénomène n’est pas nouveau, mais il s’est accentué. En affichant des voitures de sport ou des 4×4 rutilants, les artistes espèrent attirer des contrats ou des mécènes, mais se retrouvent souvent démunis une fois les projecteurs éteints ou la carrière en déclin.
À plus de 60 ans, dont 30 de carrière au sommet, Meiway parle avec l’autorité de celui qui a duré. Son message est clair : la pérennité d’un artiste ne se mesure pas à la taille de ses jantes, mais à la solidité de son patrimoine.
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L’investissement immobilier : Un toit est une assurance pour l’avenir et pour la famille.
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La gestion financière : Savoir épargner quand le succès est au rendez-vous.
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L’humilité : Ne pas chercher à rivaliser avec les standards de richesse fictifs du web.
La sortie de Meiway a rapidement enflammé la toile. Si certains fans défendent la liberté des artistes de jouir de leur argent, une grande majorité salue la lucidité du « Génie ». Ce débat soulève également la question de l’encadrement des artistes et de l’éducation financière au sein des industries créatives en Afrique.
En rappelant que le prestige ne remplace pas la propriété, Meiway signe ici l’un de ses plus importants « couplets » : celui de la responsabilité et de la sagesse.


































