À l’approche des élections législatives du 27 décembre 2025, le député sortant et maire de la commune du Plateau, Jacques Gabriel Éhouo, a tenté de réactiver une formule qui avait marqué ses précédentes campagnes : le slogan « Sans bruit ».
Toutefois, la publication sur sa page Facebook le 15 novembre 2025 n’a pas eu l’effet escompté. Loin de susciter l’adhésion, elle a déclenché un flot de réactions critiques et interpellatives qui mettent en lumière un profond malaise au sein de son électorat.
Pour de nombreux internautes, le slogan n’est plus un signe d’efficacité discrète, mais une auto-description d’un mandat silencieux et inactif.
Les commentaires sous la publication de Jacques Gabriel Éhouo sont convergents et dénoncent un déficit de parole publique et de présence parlementaire, le traitant même de « député plus silencieux et invisible AU MONDE ».
Les griefs principaux sont clairs :
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Absence à l’Assemblée : « On aimerait t’entendre un peu plus à l’Assemblée Nationale. »
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Manque de Défense des Intérêts : « On ne vous entend jamais quand il s’agit de défendre les intérêts des populations. »
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Retrait Politique : Des remarques soulignent son silence durant les périodes sensibles ou les débats internes au PDCI-RDA : « À l’Assemblée Nationale aussi on ne fait pas de bruit ? Bon réveil tonton ! »
Le slogan « SANS BRUIT » est donc perçu comme une légitimation involontaire de son effacement politique, un défaut d’implication qui semble avoir marqué son mandat aux yeux d’une partie de ses électeurs.
Ce malaise numérique est plus qu’une simple critique en ligne ; il met en lumière une attente réelle de l’électorat du Plateau, une commune à forte densité politique et médiatique, qui exige visibilité, intervention, et représentation active de son député.
La précampagne pour Jacques Gabriel Éhouo commence sur une note délicate. Le débat ne porte pas encore sur les forces de ses adversaires, mais sur la perception de son propre travail. Si l’élection n’est que dans quelques semaines, ce signal direct des habitants pourrait lourdement peser dans la balance électorale. Le slogan « Sans bruit » est, pour l’heure, devenu son principal fardeau.
Elie Gogoua


































