Face aux ravages sécuritaires, environnementaux et sociaux causés par l’exploitation minière illégale, le gouvernement ivoirien intensifie sa réponse sur le terrain. Le 24 septembre 2026, à Yamoussoukro, la capitale politique, le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le Général de Corps d’Armée Vagondo Diomandé, a tenu une séance de travail capitale avec le Directoire de la Chambre Nationale des Rois et Chefs Traditionnels (CNRCT), présidé par Nanan Amon Paul Tanoé Désiré.
Au cours de cette rencontre stratégique, le ministre Vagondo Diomandé a exposé en détail les actions rigoureuses et les opérations de terrain déployées par le gouvernement du Premier ministre et du Président Alassane Ouattara pour endiguer la prolifération des sites d’orpaillage illégaux.
Si la réponse sécuritaire et militaire de l’État demeure ferme, le Ministre de l’Intérieur a rappelé que l’éradication durable de ce fléau nécessite l’implication directe des gardiens des coutumes et des territoires :
« La proximité des Rois et Chefs traditionnels avec les populations et leur connaissance fine du terrain en font des relais indispensables dans ce combat national pour la sécurité et la préservation de nos terres. »
Cette importante réunion de travail entre la tutelle ministérielle et la CNRCT a permis de structurer la feuille de route autour de trois piliers complémentaires :
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La lutte sans merci contre l’orpaillage clandestin : Engagement des chefferies à couper les complicités locales et à dénoncer les réseaux clandestins.
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La consolidation du cadre juridique de la CNRCT : Modernisation des textes régissant l’institution pour mieux protéger et valoriser le statut des chefs.
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Le renforcement du partenariat institutionnel : Synergie accrue entre l’administration territoriale, le corps préfectoral et la chefferie traditionnelle.
Le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité a insisté sur l’urgence d’une coordination harmonieuse et sans faille sur le territoire national. Vagondo Diomandé a formellement invité les autorités traditionnelles à travailler main dans la main avec les Préfets, Sous-Préfets et les forces de défense et de sécurité.
En facilitant le renseignement humain de proximité et en refusant la braderie des terres ancestrales aux réseaux d’orpaillage illégal, les Rois et Chefs deviennent des acteurs de premier plan dans la protection du patrimoine national.
En plaçant les autorités traditionnelles au centre de sa stratégie sécuritaire, le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité franchit une étape décisive. Cette alliance de raison entre la légitimité coutumière et la puissance publique réaffirmée à Yamoussoukro constitue un signal fort : la Côte d’Ivoire entend protéger ses ressources, ses populations et son environnement avec une détermination sans faille.
Austin KOFFI
































