La question de la nationalité et de l’éligibilité est un sujet récurrent et sensible dans le paysage politique ivoirien. C’est dans ce contexte que le président du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Tidjane Thiam, a fait une déclaration qui met en lumière les défis auxquels il est confronté malgré une reconnaissance apparente de son statut d’Ivoirien.
Tidjane Thiam a révélé avoir reçu une confirmation claire concernant sa nationalité : « On nous a dit que j’étais IVOIRIEN. Indubitablement IVOIRIEN, c’est le mot qui a été utilisé. » Cette affirmation catégorique, qui semble provenir d’une source officielle ou d’une autorité reconnue, est cruciale pour sa position politique et une éventuelle candidature à la présidence.
Cependant, cette reconnaissance verbale ou informelle contraste fortement avec la réalité administrative : « J’ai fait une demande de certificat de nationalité depuis des mois que j’attends toujours. » L’attente prolongée de ce document officiel soulève des interrogations.
Pour un homme de la stature de Tidjane Thiam, dont la candidature à l’élection présidentielle de 2025 est fortement pressentie, l’obtention de ce certificat de nationalité n’est pas une simple formalité administrative ; c’est une condition sine qua non de son éligibilité.
L’article 35 de la Constitution ivoirienne, souvent sujet à interprétation et à polémique, stipule des conditions strictes pour la candidature à la présidence, notamment la nationalité d’origine. Bien que Thiam soit né en Côte d’Ivoire de parents ivoiriens, des rumeurs et des manœuvres politiques ont souvent tenté de remettre en question sa nationalité.
L’absence du certificat, malgré la reconnaissance verbale, peut être perçue de plusieurs manières :
- Des lenteurs administratives : Un phénomène courant dans de nombreux pays.
- Des blocages politiques délibérés : Une tentative de freiner sa candidature ou de le maintenir dans une position d’incertitude.
- La complexité du dossier : Bien que sa filiation ivoirienne soit établie, des détails spécifiques pourraient ralentir le processus.
La déclaration de Tidjane Thiam met la pression sur l’administration et les autorités compétentes. Elle transforme une simple demande administrative en un enjeu politique majeur, car la validité de sa candidature en dépend.
Alors que le PDCI se prépare activement pour 2025, la question de la nationalité de son président est au centre des débats et des stratégies. Pour Tidjane Thiam et son parti, l’obtention rapide de ce certificat est essentielle pour clarifier sa situation et se concentrer pleinement sur la campagne électorale.
Cette situation illustre une fois de plus la sensibilité de la question de la nationalité en politique ivoirienne, où elle peut devenir un outil de disqualification ou de contestation des candidatures.




































