Abidjan, 16 avril 2025 – L’artiste reggae Alpha Blondy, connu pour son franc-parler et ses prises de position sans filtres, a suscité un vif débat en remettant en question la nature de l’acquittement de l’ex-président Laurent Gbagbo par la Cour Pénale Internationale (CPI).
Dans une déclaration relayée sur les réseaux sociaux, Alpha Blondy affirme que Gbagbo n’a pas été acquitté pour innocence, mais pour « insuffisance de preuves », ce qui, selon lui, change considérablement la lecture du verdict.
Une interprétation tranchée du verdict
« Une chose est sûre, il n’est pas libre par innocence mais plutôt pour ‘insuffisance de preuves’. C’est du français que n’importe qui peut comprendre, sauf en cas de mauvaise foi », a martelé le chanteur ivoirien.
Il ajoute que l’ex-président, détenu près de 10 ans à La Haye, n’a jamais poursuivi la CPI pour détention abusive, ce qui selon lui, prouve qu’il ne s’agit pas d’un acquittement par innocence.
Verdict de la CPI : politique ou justice ?
Alpha Blondy va plus loin en évoquant une possible dimension politique dans cette décision de la CPI :
« Il suffit d’utiliser un minimum de son cerveau en mode autonome pour comprendre que ce verdict pue la politique et les arrangements qui ne disent pas leurs noms. »
Il pose ainsi une question ouverte à l’opinion publique : Pourquoi un homme réellement innocent n’aurait-il pas exigé réparation après une si longue détention ?
Un débat relancé dans l’opinion ivoirienne
Cette sortie d’Alpha Blondy intervient dans un contexte où la mémoire de la crise post-électorale de 2010-2011 reste vive. Si pour certains, Laurent Gbagbo est une figure de la résistance politique, pour d’autres, son passage à la CPI reste entouré de zones d’ombre.
Le débat sur la véritable portée juridique de son acquittement – innocence ou manque de preuves – reste donc entier.
































