Chaka kaSenzangakhona aussi appelé Chaka Zoulou ou Shaka Zulu, aussi orthographié Shaka ou Tshaka, né en 1787 et mort en 1828, est un roi zoulou. C’est le fondateur du royaume zoulou.À la mort de son père, Sigujana, l’un des demi-frères de Chaka, assure la succession conformément à la volonté de leur père, et devient le chef du clan zoulou. Dingiswayo appuie Chaka pour qu’il prenne le pouvoir. Dans la bataille, Sigujana trouve la mort.Chaka règne sur son peuple et commence à lui appliquer ses idées révolutionnaires pour créer une puissante armée. Il continue à combattre pour Dingiswayo, qui a quelques démêlés avec un puissant voisin aux visées impérialistes, Zwide, chef de la tribu des Ngwane. En quelques années, celui-ci parvient à ses fins : il réussit à faire prisonnier et à assassiner Dingiswayo, grâce à l’appui de ses espions. À la suite de cet événement, les régiments bathwetwas élisent Chaka au titre de chef souverain.Après la mort de Dingiswayo, Chaka défait Zwide lors de deux batailles difficiles (Gqokli Hill en 1818 et la rivière Mhlatuze en 1819) où il utilise son sens aigu de la stratégie. Ensuite, s’ouvre le temps des conquêtes. Il devient le chef d’une grande partie des tribus nguni du Natal. Il les assimile à sa tribu, et leur fait porter son nom, celui de Zoulou. Pour ce faire, il remodèle son peuple en une armée de métier constituant le pivot de la société, ce qui en bouleverse les structures traditionnelles. Il astreint au service militaire tous ses sujets, crée un corps féminin, impose la langue zoulou à ses voisins.Il révolutionne ensuite la stratégie militaire de son armée (tâche initiée avec sa propre tribu) : il opte pour la stratégie d’attaque « en tête de buffle » : les troupes sont divisées en quatre corps, deux ailes forment les cornes de buffle et deux corps centraux placés l’un derrière l’autre forment le « crâne ». Opérant en mouvement tournant, l’une des ailes attaque, tandis que l’autre se cache et n’intervient que lorsque le combat est engagé. Il mène une guerre totale et utilise la tactique de la terre brûlée grâce à des régiments spéciaux, les impi ebumbu (régiments rouges).L’armée de Chaka à son apogée comptera plus de 100 000 hommes, auxquels il faut ajouter environ 500 000 hommes des tribus voisines. En 1820, quatre ans après le début de sa première campagne, Chaka avait conquis un territoire plus vaste que la France.À partir de 1822, Chaka déploie ses armées à l’est du Drakensberg. Face à lui, de nombreuses collectivités choisissent de fuir, attaquant au passage leurs voisins, ce qui ajoute à la confusion.Le déclin de Chaka commencera avec sa tendance de plus en plus affirmée à la tyrannie, qui lui valut l’opposition de son propre peuple.À la mort de sa mère Nandi en 1827, Chaka fit exécuter plus de 7 000 hommes et femmes. Pendant un an, il fut interdit aux gens mariés de vivre ensemble et à tous de boire du lait. Notons néanmoins que ce rite de deuil extrême, bien qu’exceptionnel, avait déjà été observé dans la tradition zouloue.Les circonstances de sa mort, survenue en 1828, sont floues : Chaka serait mort poignardé par ses demi-frères Dingane et Mhlangane, victime d’un complot orchestré par ses frères et sa tante Mkabayi, avec l’aide d’un de ses hommes de confiance, Mbopa.

By histoire

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