Dans un contexte de tensions continues entre Béhanzin et le docteur Bagnol, les autorités Danhoméènne sont arrêtés à Cotonou le 02 février pour avoir protesté contre l’occupation et l’utilisation de Cotonou.

Sous prétexte de leur expliquer les raisons de la présence des troupes Françaises à Cotonou, ils sont invités à la factorerie régis puis arrêtés et emprisonnés parce qu’il avait distribué de la poudre à canon et des coutelas aux habitants de Cotonou pour défendre le village contre l’occupation française en attendant l’arrivée du gros des troupes Danhoméènne.

Le Roi Béhanzin qui avait ordonné la levée en masse depuis le 21 février fut en colère quand il appris que ses préfets avaient été arrêtés et ordonna à ses troupes de descendre défendre Cotonou.

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Ainsi le colonel Terillon attaqua Cotonou où il rencontra 500 guerriers qui étaient l’avant garde de l’armée Danhoméènne. Ce régiment commandé par les chefs Béléhonmè, Banoupo, Ahintonton contre-attaqua furieux et brûlant du désir de se venger de l’affront Français. Hélas, le combat fut inégal. À la bravoure et à l’audace des guerriers Fons, les Français opposèrent des salves de mitrailles et des tirs d’artillerie de plus en plus nourris à tel point que même les renforts arrivés ne purent changés l’issue de la bataille.

Cette première confrontation est soldée par une défaite militaire pour le Danhomê qui se révèle être une victoire tactique car les Français prennent conscience de la détermination du souverain Fon et du valeur de son armée.

Pour se venger de la prise en otage des préfets Danhoméens Asavédo et Houekétomè, et aussi de l’occupation militaire de Cotonou par 350 tirailleurs sénégalais, Béhanzin fit arrêter huit otages Français à Ouidah dont le révérend père Dorgère. C’était la réplique.

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Et depuis quelques jours attendaient deux milles guerriers cantonnés autour d’Allada, deux mille autour de Ouidah et une centaine vers Godomey et Zobbo puis d’autre contingents postés au gué de l’ouémé. Par ailleurs, on était au mois de mars, celui des violentes tornades accompagnées de pluies de courte durée et jusque là les forces Françaises n’avaient rencontré que des petits détachement de sécurité frontalière et n’avaient pas encore eu affaire aux deux mille guerriers bien entraînés de l’armée régulière.

Le 02 mars Béhanzin quitta Allada et établit son camp à Godomey et de là, les guerriers Fons se rapprochèrent silencieusement de Cotonou.

Le lieutenant gouverneur Jean Bagnol était aussi prêt au combat et disposait de 400 tirailleurs sénégalais et d’une trentaine de soldats blancs dotés d’un armement nettement supérieur à celui de l’armée Fon, armement comprenant quatre canons approvisionnés à 75 coups chacun et plus de 40 000 cartouches.

Dans la nuit du 03 au 04 mars, sous une violente tornade, l’armée Danhoméènne encercla Cotonou, puis s’avancant à travers les roseaux on avait des régiments entier d’amazone encadrant des centaine de guerriers.

Quand l’assaut fut donné, il était trop tard, un lieutenant français qui ne dormait pas avait déjà donné l’alerte et sous la pluie qui cinglait, une furieuse bataille s’engagea. Minutes interminable à l’issue incertaine, l’armée Dahoméènne qui ne décrocha pas malgré les lourde pertes se fit admirer pour son courage par l’ennemi Français dont le commandant écrit dans un télégramme à ses supérieur à la fin de la bataille 《 Les soldats Danhoméens ont montré une bravoure et un acharnement inouïe au combat. Plus question de réduire l’armée Danhoméènne dans l’immédiat, mieux valait négocier .》

En effet pendant le combat, les soldats du Danhomê se couchèrent pour laisser passer la salve de fusils et de canon et se relevèrent brusquement en chargeant aux cris de Danhomê ! Danhomê ! Les Français étaient à la fois admiratif et inquiets de tels soldats qui méprisaient à tel point la mort qu’ils continuaient à attaquer malgré les lourde pertes qu’ils avaient eu. Le combat de Cotonou par son intensité ébranla fortement la colonne Française et à la suite de celui ci l’armée Danhoméenne se déploya en position défensive sur tout Cotonou et les troupes Française constamment harcelé par les guerriers durent se replier sur porto novo que Béhanzin attaqua le 20 avril à atchoukpa..

Aldo, Historien..

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