Les estimations de ce gisement sont comprises entre 1,5 milliard et 2 milliards de barils de brut et 1 800 et 2 400 milliards pieds cubes de gaz naturel associé. Aujourd’hui la Côte d’Ivoire produit moins de 30 000 barils de pétrole par jour. La Côte d’Ivoire souhaite que ça aille vite et Claudio Descalzi l’a bien noté. « En deux mois, on a approuvé le plan de développement. Et on s’est engagé en seize mois après la découverte à mettre en production la première phase du projet », a expliqué le PDG d’ENI. Les premiers barils devraient donc sortir en 2023. D’ici là, le géant italien prévoit de forer deux autres puits sur ce champ et de construire un pipeline pour le gaz. Du gaz qui approvisionnera en partie des centrales électriques ivoiriennes. Quelle sera la part revenant à l’État ivoirien ? Information confidentielle répond ENI qui indique toutefois qu’il s’agit d’un contrat standard de partage de production comme le groupe en signe partout. Lors de la phase d’exploration, ENI détenait 90% du bloc, les 10% restant étant aux mains de la Petroci, la holding d’État ivoirienne. En parallèle, ENI et le gouvernement ivoirien ont signé un accord sur la formation de cadres et techniciens, via l’Institut national polytechnique Houphouet-Boigny de Yamoussoukro. Un autre sur la décarbonisation qui doit compenser sa production de CO2 en investissant, dit le PDG italien, dans l’agriculture durable, la lutte contre la déforestation et l’économie circulaire. La lune de miel entre la Côte d’Ivoire et le géant italien du pétrole semble partie pour durer. Le gouvernement ivoirien vient de lancer des discussions avec ENI sur deux autres blocs adjacents au Bloc 101 « Baleine ».Pierre Pinto

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