Le Ghana, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Togo comptent renforcer leur coopération en matière de gestion des frontières Sous la coordination de la CEDEAO et avec le soutien de l’UE, les quatre pays ont souscrit à une déclaration au profit de leurs citoyens et de leur sécurité.« Le Ghana reconnaît les protocoles de la CEDEAO relatifs aux frontières, ainsi que les avantages mutuels que représentent les communautés frontalières communes. Nous soutenons aussi et préconisons fortement les politiques qui renforcent les principes de l’Union africaine concernant une plus grande intégration, l’amélioration du commerce transfrontalier et la circulation légitime sécurisée des personnes à travers les frontières ». M. Ambrose Dery, Ministre de l’Intérieur du Ghana.Du 8 au 10 novembre 2021, le projet SBS Ghana a organisé à Accra une conférence régionale qui a réuni des représentants de haut niveau et des experts techniques des gouvernements du Ghana, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et du Togo, afin de discuter de questions liées à la sécurité et à la coopération transfrontalières.« La mise en œuvre efficace des pratiques de gestion des frontières, qui respecte et soutient les droits de l’homme et la libre circulation, favorise la stabilité et le dynamisme des sociétés et les libertés des citoyens, y compris le droit de vivre dans un environnement sûr. Nous espérons, en collaboration avec chacun des États participants, jeter les bases d’une vision stratégique commune de la coopération régionale en matière de sécurité des frontières et contribuer à accroître l’efficacité des institutions de gestion des frontières. L’UE est engagée à défendre ces droits par son soutien à l’amélioration des pratiques de gestion des frontières ». S. E. Irchad Razaaly, Ambassadeur de l’Union européenne au Ghana.L’objectif de la conférence régionale était de proposer des solutions politiques pour renforcer la coordination et la coopération au niveau opérationnel dans les zones transfrontalières. La conférence s’est déroulée sous un double format, à savoir des réunions ministérielles de haut niveau et un atelier technique à l’intention des agences de gestion des frontières.« Nous n’avons pas d’autre choix que de nous unir et de travailler pour relever tous les défis sécuritaires, économiques, sociaux et autres liés à la gestion de nos frontières communes”. M. Akobi Messan, Directeur général du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile du Togo »Dans le communiqué final, les quatre pays ont reconnu l’importance d’assurer une coordination efficace de la gestion des frontières, notamment par des activités conjointes de formation et de sensibilisation, des opérations et patrouilles conjointe, l’harmonisation des procédures opérationnelles standard, la gestion des risques et le partage des informations. Le communiqué final recommande de maintenir la conférence comme un forum consultatif pour des réunions périodiques et de créer un groupe de travail technique dans un cadre juridique spécifique. Les quatre pays ont également identifié l’institutionnalisation de cadres de collaboration informels le long des zones frontalières comme une priorité.« Nous devons parvenir à une collaboration et une coopération transfrontalières parfaites et franches entre les différentes agences. Et ce, à travers l’implication des acteurs non institutionnels, l’interconnexion des systèmes d’information, la mise en place d’une plateforme d’échange d’informations et de renseignements, et surtout le renforcement des capacités”. M. Alcide Djedje, Ministre de l’intégration africaine de la Côte d’Ivoire.Le communiqué final a également souligné l’importance d’inscrire ces interventions aux budgets respectifs des pays afin de garantir la qualité et la durabilité de la prestation des services. La délimitation et la démarcation effectives des frontières ont également été identifiées comme une priorité par les signataires du document.« Nous sommes résolument déterminés à faire des zones frontalières avec vos pays des espaces de vie et de développement sûrs, et pour ce faire, la sécurité reste le mot clé ». Clarisse Merindol Ouoba, Ministre déléguée chargée de l’Intégration africaine du Burkina Faso.Le projet SBS Ghana est financé par le Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne pour l’Afrique (FFUE) et mis en œuvre par le Centre international pour le développement des politiques migratoires (ICMPD) en collaboration avec le Service d’immigration du Ghana (GIS).

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