L’origine du peuple ๐™‹๐™š๐™ช๐™ก๐™ ๐™–๐™ฅ๐™ฅ๐™š๐™ก๐™šฬ๐™จ ๐™‹๐™š๐™ช๐™ก๐™จ, ๐™–๐™ช๐™จ๐™จ๐™ž ๐™๐™ค๐™ช๐™ก๐™–๐™ฃ๐™ž, ๐™๐™ช๐™ก๐™—๐™๐™šฬ๐™จ, ๐™๐™ช๐™ก๐™›๐™ช๐™ก๐™™๐™š, ๐™‹๐™ช๐™ก๐™–๐™ง ๐™ค๐™ช ๐™š๐™ฃ๐™˜๐™ค๐™ง๐™š ๐™๐™š๐™ก๐™ก๐™–๐™ฉ๐™– a soulevรฉ de nombreuses controverses et bien des chercheurs de la pรฉriode coloniale ont voulu faire croire ร  une origine non Africaine de ce peuple. Ainsi, pour eux, les Peuls ne pouvaient รชtre ร  l’origine que des blancs, Sรฉmites venus civiliser l’Afrique. Il existe des thรจses aussi fantaisistes, que celles de:๐—Ÿ๐—ฒ๐—น๐—ถ๐—ฒฬ€๐˜ƒ๐—ฟ๐—ฒ: pour qui les Peuls รฉtaient des descendants des Gaulois.
๐—Ÿ๐—ฒ ๐—ฐ๐—ฎ๐—ฝ๐—ถ๐˜๐—ฎ๐—ถ๐—ป๐—ฒ ๐—™๐—ถ๐—ด๐—ฒ๐—ฎ๐—ฐ : pour qui les Peuls รฉtaient des Pรฉlasges.
๐— . ๐——๐—ฒ๐—น๐—ฎ๐—ณ๐—ผ๐˜€๐˜€๐—ฒ : pour lui, les Peuls รฉtaient des judรฉo Syriens (il ne fut pas le premier ร  penser ainsi, on peut aussi citer: Winterbottom, Matthews, Grimal de Guiraudon..), thรจse qui sera considรฉrรฉe comme un roman par Tauxier dans son livre ยซMoeurs et histoire des Peulsยป.
Pour ๐—–๐—ต๐—ฒ๐—ถ๐—ธ๐—ต ๐—”๐—ป๐˜๐—ฎ ๐——๐—ถ๐—ผ๐—ฝ, ๐™ก’๐™ค๐™ง๐™ž๐™œ๐™ž๐™ฃ๐™š ๐™šฬ๐™œ๐™ฎ๐™ฅ๐™ฉ๐™ž๐™š๐™ฃ๐™ฃ๐™š ๐™™๐™š๐™จ ๐™‹๐™š๐™ช๐™ก๐™จ ๐™ฃ๐™š ๐™›๐™–๐™ž๐™ฉ ๐™–๐™ช๐™˜๐™ช๐™ฃ ๐™™๐™ค๐™ช๐™ฉ๐™š. ๐˜ฟ๐™š ๐™ฅ๐™–๐™ง ๐™ก๐™š๐™ช๐™ง๐™จ ๐™ฃ๐™ค๐™ข๐™จ ๐™ฉ๐™ค๐™ฉ๐™šฬ๐™ข๐™ž๐™ฆ๐™ช๐™š๐™จ ๐™†๐™– ๐™š๐™ฉ ๐˜ฝ๐™– ๐™š๐™ฉ ๐™ก๐™š๐™ช๐™ง ๐™ข๐™–๐™ฉ๐™ง๐™ž๐™–๐™ง๐™˜๐™–๐™ฉ, ๐™ก๐™š๐™จ ๐™‹๐™š๐™ช๐™ก๐™จ ๐™ข๐™ค๐™ฃ๐™ฉ๐™ง๐™š๐™ฃ๐™ฉ ๐™ก๐™š๐™ช๐™ง ๐™ง๐™–๐™ฉ๐™ฉ๐™–๐™˜๐™๐™š๐™ข๐™š๐™ฃ๐™ฉ ๐™–ฬ€ ๐™ก’๐™€ฬ๐™œ๐™ฎ๐™ฅ๐™ฉ๐™š. ๐˜ฟ๐™š ๐™ฉ๐™ง๐™šฬ€๐™จ ๐™ฃ๐™ค๐™ข๐™—๐™ง๐™š๐™ช๐™ญ ๐™‹๐™๐™–๐™ง๐™–๐™ค๐™ฃ๐™จ ๐™จ๐™š๐™ง๐™–๐™ž๐™š๐™ฃ๐™ฉ ๐™ž๐™จ๐™จ๐™ช๐™จ ๐™™๐™š ๐™˜๐™š ๐™ฅ๐™š๐™ช๐™ฅ๐™ก๐™š ๐™ฃ๐™šฬ ๐™™’๐™ช๐™ฃ ๐™ข๐™šฬ๐™ฉ๐™ž๐™จ๐™จ๐™–๐™œ๐™š ๐™–๐™ซ๐™š๐™˜ ๐™ก๐™š๐™จ ๐™šฬ๐™ฉ๐™ง๐™–๐™ฃ๐™œ๐™š๐™ง๐™จ ๐™™๐™ช ๐˜ฟ๐™š๐™ก๐™ฉ๐™– ๐™š๐™ฉ ๐™™๐™š๐™จ ๐™˜๐™ค๐™ฃ๐™ฉ๐™–๐™˜๐™ฉ๐™จ ๐™ค๐™›๐™›๐™ž๐™˜๐™ž๐™š๐™ก๐™จ ๐™™๐™š๐™จ ๐™“๐™‘๐™„๐™„๐™„๐™š ๐™š๐™ฉ ๐™“๐™„๐™“๐™š ๐™™๐™ฎ๐™ฃ๐™–๐™จ๐™ฉ๐™ž๐™š๐™จ ๐™–๐™ซ๐™š๐™˜ ๐™ก’๐™šฬ๐™ฉ๐™ง๐™–๐™ฃ๐™œ๐™š๐™ง (๐™—๐™ก๐™–๐™ฃ๐™˜๐™จ, ๐™จ๐™šฬ๐™ข๐™ž๐™ฉ๐™š๐™จ).Ainsi selon lui: ยซle grand pรจre de Ramsรจs II, Ramsรจs Ier, n’รฉtait qu’un officier de char descendant d’affranchis รฉtrangers du Delta copte par Horemheb pour lui succรฉder sur le trรดne d’ร‰gypte. Sรฉthi 1er, son fils, dut รฉpouser une princesse de sang royal pour lรฉgitimer son pouvoir; et pour se faire accepter du peuple, associa trรจs tรดt au pouvoir Ramsรจs II qui incarnait la lรฉgitimitรฉ par sa mรจre. Sethi 1er et Ramsรจs II reprรฉsentent officiellement ce type peulยป.Le nomadisme sporadique des peuls ne constitue qu’un phรฉnomรจne relativement rรฉcent, remontant au dรฉmembrement de l’Ancien Empire รฉgyptien et la dislocation de son aristocratie par Cambyse.Pour en revenir au matriarcat Peul, il รฉtait avant l’islamisation de ce peuple, ร  la base du systรจme social, la femme รฉtant au centre de toute filiation (don, maladie, etc). Comme pour les รฉgyptiens anciens, on nโ€™hรฉrite pas de son pรจre, mais de son oncle maternel. Si pendant longtemps, beaucoup de chercheurs perรงurent ce matriarcat comme une anomalie, nous trouvons auprรจs des travaux menรฉs par Cheikh Anta Diop et par l’ethnologue Marguerite Dupire, les raisons ร  travers des liens qu’ils tissent entre les Peuls et les รฉgyptiens anciens.” Dans la mesure oรน les peuls sont d’origine รฉgyptienne, ils ont รฉtรฉ des Africains sรฉdentaires, agriculteurs et pratiquant le matriarcat. A la suite de la dislocation de la sociรฉtรฉ รฉgyptienne ancienne (disparition de la souverainetรฉ), ils ont dรป รฉmigrer assez tardivement avec leurs troupeaux de boeufs. Par la force des circonstances, ils seraient ainsi passรฉs de la vie sรฉdentaire ร  la vie nomade. Mais on comprend alors que le matriarcat de la premiรจre รฉpoque continue ร  rรฉgler les rapports sociaux, d’autant plus qu’il est sans doute abusif de parler d’un nomadisme absolu du Peul. En rรฉalitรฉ, il est semi-nomade.” (Cf: Cheikh Anta Diop: L’Unitรฉ Culturelle de L’Afrique Noire.)De nos jours, malgrรฉ une forte prรฉsence de l’islam chez les Peuls, on retrouve encore cette affiliation utรฉrine qui confirme l’appartenance Africaine noire de ce peuple.Nous pouvons donc dire que les Peuls seraient des Nรจgres qui se sont mรฉtissรฉs avec des รฉlรฉments blancs venus de l’รฉtranger, au sein d’une population ร‰gyptienne noire, qu’il existe aussi un lien linguistique entre l’ร‰gyptien ancien et le Pulaar.La revue Ankh Nยฐ12/ 13 nous dit: la terminologie du pouvoir de l’ร‰gypte pharaonique se retrouve dans les titres et noms Peuls: Fari, Labba, Gata. La terminologie agraire de l’ร‰gypte (datt = ร‰tat, rmnyt = Exploitation agricole) conserve la mรชme signification en pulaar contemporain. Les deux signes hiรฉroglyphiques y et X qui composent d3tt achรจvent de prouver que l’รฉtat ร‰gyptien รฉtait agraire et urbanisรฉ. Les instruments agricoles utilisรฉs par les Peuls (houe, grande et petite hache, fourche) ont รฉgalement une origine รฉgyptienne. On pourrait en dire autant des outils de pรชche, de chasse, des bรขtons pastoraux, etc. ; l’habillement n’est pas en reste: les pagnes et les coiffures dans leur diversitรฉ se retrouvent chez les Peuls d’avant islamisationยป.Il existe aussi des rรฉcits et des contes comme celui de Njeddo Dewall oรน il nous dรฉcrivait le fameux pays de Heli et Yoyo avant leur dispersion ร  travers le continent Africain: “ils (les Peuls) auraient vรฉcu heureux, comblรฉs de toutes les richesses et protรฉgรฉs de tout mal, mรชme de la mort. Par la suite, leur mauvaise conduite et leur ingratitude auraient provoquรฉ le courroux divin(…)”.

๐—ค๐˜‚๐—ฒ๐—น๐—พ๐˜‚๐—ฒ๐˜€ ๐—ฝ๐—ฟ๐—ผ๐˜ƒ๐—ฒ๐—ฟ๐—ฏ๐—ฒ๐˜€ ๐—ฒ๐˜ ๐—บ๐—ฎ๐˜…๐—ถ๐—บ๐—ฒ๐˜€ ๐—ฃ๐—ฒ๐˜‚๐—น๐˜€:
Ko bi yumma vi’atma hunukoma รฏna lรนbi = C’est le fils de ta mรจre qui te dira que ta bouche pue (seul un vรฉritable ami t’avertira de tes dรฉfauts).
Yitere รฏna yaha do yaha do yida, so koi gal yahata do yida, ‘abada = l’oeil va oรน il ne veut pas, mais le pied ne va pas oรน il ne veut pas, jamais. (si je ne t’aimais pas, je me contenterais de te voir quand je te rencontre, mais je ne viendrais pas chez toi).
Ber”de wanรข hรดfรปru saka hรดfe = Le cล“ur n’est pas un genou, pour qu’on le plie. Fayi, fรดdi, ko fรขli heire ? = Gras, maigre, qu’importe au cล“ur ?
Dattu gido yida ko yidi, ngasabu sa vil dum yo dattu ko yidi, yida ko jidno, ‘ayma = Laisse celui qui aime aimer ce qu’il aime, parce que si tu lui as dit qu’il laisse ce qu’il aime, il aimera ce qu’il aimait et te haรฏra.

En conclusion l’origine des Peuls est liรฉe ร  l’ร‰gypte, ils n’รฉtaient pas blancs, mais Noirs de par leur couleur, leur langue, et leur culture.


De L’Origine Egyptienne des Peulhs D’ABOUBACRY MOUSSA LAM
– Source : LES ETHNIES DE LA COTE D’IVOIRE ET D’AFRIQUE

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