soro guillaume

Les défections dans les rangs de Générations et peuples solidaires (GPS) de Guillaume Soro se multiplient ces derniers jours. Soro Mamadou Kanigui est parti avec son Raci, avant même la présidentielle du 31 octobre 2020.Maintenant, c’est autour de Soro Alphonse, qui pilote l’ANC, de claquer la porte de la Sorosphère. Ouattara Thérèse Niederberger, présidente de Force démocratique de Côte d’Ivoire, rompt également toute collaboration avec Guillaume Soro.Même Alain Lobognon, un de ses plus fidèles compagnons, condamné à un an de prison, le 30 janvier 2019, a décidé de se porter candidat à l’élection législative du 6 mars 2021. Il n’entend pas suivre le mot d’ordre de boycott de ce scrutin lancé par Guillaume Soro.Tout comme Ouattara Kaweli, député sortant de Ferké, membre du GPS, a déposé ses dossiers de candidature à la CEI ce lundi 18 janvier 2021.Pourquoi ces proches collaborateurs de l’ancien président de l’Assemblée nationale décident de se désolidariser maintenant de sa ligne de conduite ?Il y a plusieurs explications mais deux méritent qu’on s’y attarde.D’abord, tout ce tohu-bohu intervient dans le contexte des élections législatives du 6 mars 2021. Presque tous avaient accepté de suivre le mot d’ordre de boycott des élections présidentielles du 31 octobre 2020, parce que c’est Guillaume Soro, lui-même, qui voulait être engagé dans la course.Les intérêts de cette participation ou non étaient liés à sa propre personne. Tous lui ont fait confiance y compris les leaders de l’opposition notamment Henri Konan Bédié du Pdci et Pascal Affi N’Guessan, pourtant retenus par le Conseil constitutionnel pour ce scrutin présidentiel.Mais il se trouve que pour les élections législatives, il n’y a plus de communauté de destins. Chacun joue son avenir politique.Ce sont les élus locaux qui animent la vie politique et conditionnent la composition du parlement.L’importance du réseau d’élus locaux garantit en grande partie la santé financière, voire la survie des partis politiques nationaux ; il suffit de constater avec quel entrain le Pdci et le FPI cherchent à sauver leur dernier quarteron d’élus pour s’en persuader. C’est donc la peur de ne plus avoir voix au chapitre politique jusqu’en 2025 qui pousse chacun des lieutenants à prendre son destin en main.Une élection législative est politiqueLa souveraineté qui est détenue par l’assemblée élue au suffrage universel, représentant directement le peuple, est important dans le système politique ivoirien. Aucun chef d’Etat ne voudrait avoir un Parlement dont la majorité est détenue par son opposition. Le risque est grand que le président-élu ne puisse mener à bien son programme de société. Le scrutin législatif est donc, ici, l’élection clé de la vie politique. Il conditionne la mise en œuvre pleine et entière du programme qui a contribué à faire élire le Présent Ouattara le 31 octobre 2020.Une offre politique décourageante.
Deuxièmement, les lieutenants de Guillaume Soro le lâchent un à un parce qu’aucun ne veut mourir politiquement. Ils auront compris que l’offre politique de GPS est décourageante.La politique étant la saine appréciation des choses du moment, ils ne comprennent pas que leur leader s’inscrive dans le boycott systématique de toutes les élections, tant que lui n’est pas candidat. Tout se résumerait donc à sa personne. Les autres devraient se couper de tout et de leurs électorats jusqu’à son retour sur la scène politique nationale.Une lecture que beaucoup refusent.

Bakayoko Youssouf
https://www.nordsud.info/pourquoi-guillaume-soro-est…/

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